Un nouveau chapitre, pour presque rien dire, comme les actes d'une pièce de théâtre pour changer les bougies... Sérieusement, depuis quelque temps, je ne fais que penser au pire, à vous narrer ce pire, alors qu'il y a quand même des événements heureux... ben oui quand même...
Regardez, il y a encore, juste avant ce mets 88, quelques vols à mains armés... J'ai travaillé dur... mais j'ai tellement aimé ce travail... qu'à la fin j'avais pas réussi... En même temps, la police guettait depuis peu le magasin Aux Champes. Une lettre anonyme leur a informé que certains allaient projeter un coup... Les salauds... Qui a pu me dénoncer comme ça ? Mon père ?! Non impossible, il est le 1er à me défendre... Ma mère ?! Non... trop de chagrin... Qui alors ? Mes amis ? Mes propres amis ? Il est vrai que mes mains étaient si lentes qu'on pouvait savoir quelque chose... mais là... Toujours est-il qu'on m'a coffré, attaché, ligoté, empalé... Même les saucissons étaient plus lotis que nous... Nous... Oui j'oubliais, j'étais pas seul, mon autre moi est venu... il s'est échappé à temps, ... pour revenir et se faire prendre. Torture, supplice étaient les maîtres mots de nos doux policiers. La double dose n'était plus de mise comme à l'époque. Le sérum de vérité était aux oubliettes. Même la guillotine n'étais plus à la mode... Le crachat des enfers se rivait sur mes pauvres terminaisons nerveuses. Tsarko l'avait promis, il l'a fait... Que j'étais mal à l'idée de penser qu'on réprimandait beaucoup plus fort... Il fallait se faire à l'idée que ce mal Sacro-Délinquant allait se répéter même si Tsar n'était pas du tout du même bord que moi. 48h de garde à vue, enfin de torture à vue, et je m'en allais. La paperasse policière irait à la justice, qui va grossir mon casier. Un casier déjà bien assez lourd de pensées, de méchancetés, d'actes, de prison, de foyer de rétention... de vie de délinquant.
Je regagnais mon chez moi avec la "Voix du Ch'Nord" qui mettait ma pomme en 1ère page du 21 octobre, avec comme Une "La délinquance n'arrêtera pas ! Achetons fusils à pompe et revolvers !"... Chaque personne que je regardais me fuyait du regard, pensant que j'étais le plus grand bandit de Flandre, que j'étais la Terreur de l'année dans ma ville... Finalement, c'est à partir de ce moment-là que ma ville a hérité du nom de Chicago...
