Espagnol dans les yeux, Marocain dans l'âme et Français par la carte, je ne puis m'empêcher si, parfois, des droits et des devoirs m'ont été chintés. On commence par des blagues vaseuses, par des petites allusions qui n'envient même pas Montesquieu, et on termine par l'ostracisme au nom de la Bonté, et par... pis encore. J'ai bien connu ça. Particulièrement mes années collège. Qui n'a jamais regretté ces années parce qu'ils sont simplement les plus désobligeants de notre vie ? Il est vrai que, par là, certains souvenirs sont si bons à savourer. Comme ? On verra cela après. Les malheurs passent en 1er dans le cerveau, et c'est plus néfaste que le goudron... Alors en 4ème, changement de collège. Pourquoi ? Un peu de folklore fait pas de mal. La 4ème, début des contrôles continus, est souvent synonyme de début de changement de voix chez les mâles, de changement d'opinions, donc de matûrité. J'ai découvert qu'en fait, chez certains, ce ne fut pas le cas, et même l'inverse...
Les "ados" de 4ème sont déjà conditionnés pour être des lycéens. Travaux acharnés, travaux manuels, confrontations,... Tout était fait pour qu'on devienne des petits soldats, sauf la morale qu'il fallait qu'on esquisse nous-mêmes. Parfois, ça tourne au drame. Un élève, d'une enclave française à quelques kilomètres du collège, fréquentait régulièrement celui-ci. Il avait de bonnes notes, sans plus...même s'il tombait lentement dans les méandres du tant inattendu échec. Ce même élève avait un seul défaut, ou plutôt plusieurs. Un profonde bouffée de stupidité l'animait. Je me demande où il peut être avec une telle bêtise. Potentiellement fumeur de shhhhh et de tabac, il a le gros problème, THE BIG ONE : les allusions. Je peux en dire un ici, mais je préfère pas me retrouver 6 pieds sur Terre avec 4 murs en guise de cercueil. Ces allusions sont du type : "je suis pas raciste, mais j'ai quelques blagues..." Il aimait les nombres. Sur MSN, son nombre fétiche était "88". Inutile de faire un cours d'histoire ici pour savoir ce qu'est "88". Il aimait bien les chansons. Des chansons se rapportant à la guerre surtout. J'en ai encore un en tête, mais ça me fait tellement rire que je ne le chante plus. Mais le plus fort, c'est qu'on raconte - à prendre toujours avec des pincettes - qu'il est un peu plus à la droite que le droite de la droite. Entraîné par la famille ? Peut-être, j'espère pas. Mais j'étais un principal rival à lui. Il avait un train d'avance car il savait mes antécédents. Il m'a traqué sur ça pendant 2 ans, enfin plutôt un an qu'autre chose. L'autre année, il a dû se résoudre à ne pas ouvrir son bec, la menace de la principale pesait... De plus, des pressions venant de ses propres amis étaient... pressants :D Traqué un an, reposé une autre année. Quoique ? L'autre année, on m'avait traqué sur le fait que je serrais pas assez bien la main des autres. Comment j'ai su ? M'en rappelle plus, le gars a dû flipper et il m'a dit ça de but en blanc : "T'es pédé ?". Je savais pas la relation en "T'es pédé" et le fait bien assez serrer la main des autres. Comme quoi, ado peut donner de l'imagination. Connerie, quand tu nous tiens... Normal que je les serrais pas fort, la délinquance ça crève... surtout ces pu****ins de médoc's pour disparaître ma satisfaction de diable. Et en pleurant, j'entrai en 2nde...
